Assomption de la Vierge

2006.40.2
Tableau, Ouvrage à l’aiguille
19e siècle
Fond de toile, soie et chenille soyeuse,
fils de broderie, aquarelle, lithographie
sur papier
Achat
Collection du patrimoine religieux des Chevaliers de Colomb

L’image représente la Vierge Marie et les événements qui ont mené à son entrée au Ciel suivant sa dormition. Au centre du tableau, Marie, durant son élévation, est debout sur un nuage en veloutes, accompagnée et entourée d’anges. Au bas de l’image, quatre personnages servant de suite à la Vierge (trois femmes et un homme) sont agenouillés dans un paysage de champs fleuris et regardent vers les cieux. À la taille, Marie porte une ceinture, symbole ultime de sa chasteté terrestre et de sa virginité éternelle, qu’elle a abaissée pour fortifier la foi de Thomas, lui qui était absent lorsque l’âme de Marie s’est élevée au Ciel. Des palmiers et une bordure fleurie longent la scène de part et d’autre, lui servant minutieusement de cadrage.

L’ouvrage à l’aiguille est travaillé sur toile de coton armure unie fine, dans lequel la plupart des éléments sont travaillés avec des fils de chenille soyeuse aux couleurs vives. Les détails des visages, des ailes, des bras et des jambes des personnages sont des lithographies appliquées sur papier.

L’encadrement: Le tableau est encadré d’un passe-partout de verre églomisé peint renversé, ajouté d’un découpage doré et peint en noir. Utilisés dans les encadrements, les cartons de montage de verre églomisé ont connu leur période de gloire vers les années 1790-1835.

Les Ursulines
Les Ursulines furent le premier ordre religieux de femmes à venir en Amérique du Nord. Fondée en Italie par sainte Angèle de Merici, elles ont débarqué à Québec, en Nouvelle-France, en 1639, à la demande des Jésuites, avec l’arrivée de Marie Guyart, en religion, mère Marie de l’Incanation et de Madame de la Peltrie et un petit groupe de religieuses. En venant en Nouvelle-France, les Ursulines avaient comme but l’instruction et l’évangélisation des jeunes filles autochtones, ainsi que les filles de colons. Non seulement leur ont-elles enseigné à lire et écrire, mais elles ont fondé également un atelier d’artisanat où étaient créées d’exquises broderies, des confections de dentelle et des figurines de cire moulues et dorées. Ces religieuses du 17e siècle devaient établir les fondements mêmes de l’art de l’ouvrage à l’aiguille au Canada. En effet, les religieuses ajoutaient aux bases de design et de production acquises en Europe, des matériaux et des habiletés de tissage du pays, entreprises qui servaient également à la prospérité du monastère. Dès 1640, les religieuses Ursulines ont commencé à enseigner, et en 1642, elles ajoutaient un pensionnat à leur couvent. Au cours des cent ans qui ont suivi, les soeurs accueillaient quelque 1206 pensionnaires, en plus des jeunes filles qu’elles instruisaient déjà.