Majestueuses Mosaïques
Une étincelante mosaïque de 353 m2 était dédicacée, le 17 novembre 2007, à la basilique du Sanctuaire national de l’Immaculée-Conception, à Washington, le sanctuaire marial par excellence des États-Unis et sa plus grande église. Pour célébrer le 125e anniversaire des Chevaliers de Colomb cette année-là, le bureau de direction de l’organisme avait promis un don d’un million $ en vue de la création de la mosaïque, afin d’orner le dôme sud de la nef de la grande église supérieure de la basilique. Les Chevaliers du Quatrième Degré avaient accepté de recueillir 500 000 $, soit la moitié de la somme promise par l’organisme.
En annonçant le don, Mgr Walter R. Rosse, recteur de la basilique, notait que « l’association du sanctuaire national et des Chevaliers de Colomb remonte aux débuts mêmes du sanctuaire. Depuis l’installation de la pierre angulaire en 1920, les Chevaliers de Colomb ont fait du sanctuaire national un objet de leur propre apostolat voué au soutien et la consolidation de l’Église des États-Unis. Grâce à des dons concrets, tels que la Tour des Chevaliers, le programme des placiers et aujourd’hui le Dôme de l’Incarnation, les Chevaliers de Colomb manifestent leur dévouement à la Mère de Dieu ». En reconnaissance du don de l’organisme, l’oeuvre a été baptisée « Le Dôme de l’Incarnation des Chevaliers de Colomb ».
L’art de la mosaïque remonte à 2000 avant l’ère chrétienne et était d’usage commun dans l’Empire grec et partout dans Byzance. Pour créer des mosaïques, les artistes amassent de petites tuiles de verre, appelées tessères, avec habituellement, au verso, des feuilles d’or. Les arrangements de tuiles de diverses couleurs forment des images et sont insérés sans enduit de jointoiement, souvent dans un angle favorisant la réflexion ou la réfraction de la lumière.
Les premiers chrétiens avaient recours abondamment aux mosaïques, pourtant, la tradition ne s’est pas répandue en général. Contrairement aux oeuvres d’art moderne, qui sont appliquées aux murs, les mosaïques sont appliquées également aux plafonds et aux parquets. Le sanctuaire national est de style byzantin tant par son architecture que par son décor. L’art mosaïque y est partout présent, mais tout en jetant un coup d’oeil à la tradition, il revêt toutefois des caractéristiques typiquement états-uniennes.
Le Dôme de l’Incarnation des Chevaliers de Colomb, conçu, fabriqué et installé en 18 mois, représente l’Incarnation – ou la manifestation – de Jésus, par le recours à quatre tableaux tirés du Nouveau Testament: l’Annonciation, la Nativité, les Noces de Cana et la Transfiguration. Les pendentifs, ou coins, représentent les prophètes de l’Ancien Testament qui avaient annoncé la manifestation du Messie.
La supervision artistique de l’oeuvre a été confiée à Rambusch Studios, de New York, maison qui a conçu, élaboré et coordonné sa réalisation. L’artiste principal en est Leandro Velasco. Plus de 2,4 millions de tuiles (tessères), de plus de mille couleurs ont été assemblées par Travisanutto Moasics SRL, de Spilimgergo, en Italie. Tel un immense casse-tête, des milliers de sections de mosaïques complétées ont été installées par une équipe de six artisans, menée par Stephen Miotto et Matteo Randi, sous la direction de l’entrepreneur général, Rugo Stone LLC, de la Virginie.
L’exposition, déjà ouverte, comprend photos, éléments de design, tuiles de mosaïque, outils d’artisans et une maquette-échelle, en mosaïque, de la tête du Christ telle qu’elle est représentée dans le dôme.
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